Lire une résistance : code couleur et valeurs normalisées

Les résistances sont les composants les plus courants d’un tiroir d’électronicien — et les plus faciles à confondre. Savoir lire leur code couleur en quelques secondes fait gagner un temps considérable.
Le principe du code couleur
Sur une résistance à quatre anneaux, les deux premiers donnent les chiffres significatifs, le troisième le multiplicateur, le quatrième la tolérance. Noir = 0, marron = 1, rouge = 2, orange = 3, jaune = 4, vert = 5, bleu = 6, violet = 7, gris = 8, blanc = 9. Marron-noir-rouge donne ainsi 10 × 100, soit 1 kΩ.
Les modèles à cinq anneaux
Les résistances de précision ajoutent un troisième chiffre significatif. Marron-noir-noir-marron-marron vaut 100 × 10 = 1 kΩ à 1 %. Pour repérer le sens de lecture, cherchez l’anneau de tolérance : il est doré (5 %), argenté (10 %) ou marron (1 %), et se trouve toujours légèrement écarté des autres.
Les valeurs normalisées
On ne fabrique pas toutes les valeurs. La série E12 (10, 12, 15, 18, 22, 27, 33, 39, 47, 56, 68, 82) couvre l’essentiel des besoins en 5 %. Inutile de chercher une 300 Ω : prenez 330 Ω, l’écart est sans conséquence dans la quasi-totalité des montages.
Ne pas oublier la puissance
Une résistance dissipe P = R × I². Les modèles courants encaissent 0,25 W. Une résistance qui chauffe ou noircit est simplement sous-dimensionnée : passez en 0,5 W ou 1 W.
À retenir
Deux ou trois chiffres, un multiplicateur, une tolérance : le code se lit toujours en partant du bord le plus proche. En cas de doute — et sur les vieilles résistances décolorées, le doute est fréquent — un coup de multimètre en position ohmmètre tranche en deux secondes.
