Dupont, JST, XT60 : quel connecteur pour quel usage ?

Un projet qui fonctionne sur la table et qui lâche une fois dans son boîtier a presque toujours le même coupable : la connectique. Choisir le bon connecteur, c’est choisir entre un montage qu’on démonte facilement et un montage qui tient dans le temps.
Dupont : pour le prototype, pas plus
Les fameux fils Dupont mâle-femelle sont parfaits sur une platine d’essai : rapides, réversibles, sans outil. Mais leur contact est faible, ils se déconnectent à la moindre vibration et supportent difficilement plus de 1 A. Dès que le montage est validé, remplacez-les.
JST : le standard des signaux
Les connecteurs JST-XH (pas de 2,54 mm) et JST-PH (2,0 mm) sont détrompés : impossible de les brancher à l’envers. Ils tiennent bien les vibrations et acceptent 2 à 3 A. C’est le choix par défaut pour relier un capteur, un petit moteur ou une batterie LiPo à une carte.
XT60 et XT30 : pour la puissance
Dès qu’on dépasse quelques ampères — moteurs, accus, alimentations d’imprimante 3D — on passe aux XT30 (jusqu’à 30 A) ou XT60 (jusqu’à 60 A). Leurs contacts en or, à forte surface, limitent l’échauffement. Le boîtier détrompé évite l’inversion de polarité, une erreur souvent fatale.
Sertir plutôt que souder
Un contact serti à la pince adaptée résiste bien mieux aux flexions répétées qu’un contact soudé, qui rigidifie le fil et le casse net à la sortie du connecteur. Une pince à sertir correcte est un des meilleurs investissements d’un atelier.
À retenir
Dupont pour tester, JST pour les signaux, XT pour la puissance, et le sertissage plutôt que la soudure. Ajoutez une gaine thermorétractable à chaque sortie de connecteur : c’est là que les fils cassent en premier.